Lors de ce cours les étudiant·es sont invité·es à conceptualiser, concevoir et fabriquer une série d’hô(au)tels à usage réel, culturel et/ou cultuel, aussi bien qu’un parcours qui les relie dans l’espace public. L’objectif de ces installations est de signaler et de célébrer la présence évidente ou plus discrète des espèces non-humaines – parfois jugée comme problématique –, de déconstruire des aprioris, des récits et des imaginaires communs en lien avec ces entités en en fabriquant des nouveaux.
L’hôtel, communément défini comme demeure urbaine, partage la même racine avec le terme “hôte”, simultanément cellui qui reçoit et cellui qui est reçu·e. Mise à part sa fonction d’accueil, l’hospitalité, par son origine latine commune avec le mot “hôpital”, signifie également un lieu de soin et de résilience. Par ailleurs, sa proxémie phonétique avec le mot “autel”, permets également inclure une dimension d’émerveillement et de réenchantement. Ainsi des questions de partage de territoires, des priorités, du care, du plus qu’humain et des cosmogonies animistes sont centrales dans ce projet.
De plus, la prise en compte du contexte urbain est primordiale. La ville est un espace public qui ne se résume pas uniquement aux interactions économiques, sociales et culturelles représenté par des objets mobiles ou immobiles. C’est également un milieu composé d’écotones. Comment la présence animale en ville est-elle négociée ? Quels sont des formes bi- ou tri-dimensionnelles qui l’incarnent ?
Le projet est mené en collaboration avec le Master SEVES (Savoirs sur l’Écologie, le Vivant et les Sociétés) de Sciences Po Strasbourg.